
Les autorités ukrainiennes maintiennent un dialogue avec SpaceX après avoir détecté l’utilisation de terminaux Starlink par les forces russes pour guider leurs drones d’attaque. Le ministre de la Défense ukrainien a confirmé jeudi que son équipe a contacté rapidement l’entreprise d’Elon Musk et proposé des solutions. Il s’est déclaré reconnaissant envers la direction de SpaceX pour sa réactivité face à cette situation préoccupante.
Les drones russes équipés de Starlink augmentent leur portée à 500 kilomètres. Depuis la fin décembre, un centre de réflexion américain documente cette intégration technologique. Cette portée étendue expose désormais la majorité du territoire ukrainien, ainsi que la Moldavie et certaines régions voisines des pays européens. Les services de renseignement ukrainiens indiquent que les terminaux ont été acquis par voies détournées, notamment par des importations provenant de pays tiers, et non par des ventes officielles.
Bloquer complètement Starlink en Ukraine présenterait des défis majeurs. Le système revêt une importance capitale pour les communications militaires de l’armée ukrainienne. Le ministre a souligné que la décision d’Elon Musk d’activer rapidement le réseau au début de l’invasion russe s’est avérée cruciale pour la résilience de l’Ukraine. Cette dépendance rend toute interruption techniquement problématique et stratégiquement délicate.
La Pologne, qui finance l’accès au réseau Starlink pour l’Ukraine, a demandé mardi à Elon Musk de couper l’accès aux forces russes. Le milliardaire américain a réagi vivement aux critiques du chef de la diplomatie polonaise. Musk a défendu l’importance de Starlink pour les communications militaires ukrainiennes. Ses déclarations soulignent le dilemme entre la sécurité et la nécessité opérationnelle.
En mars 2025, Elon Musk avait brièvement menacé de désactiver le service pour l’armée ukrainienne afin de pousser Volodymyr Zelensky à conclure rapidement un accord de paix soutenu par la Maison Blanche. Cette posture controversée avait soulevé des questions sur l’influence des intérêts privés sur les opérations militaires pendant un conflit actif.



