
Une enquête diffusée jeudi 30 janvier par Cash investigation sur France 2 expose des défaillances graves dans les services périscolaires parisiens. Les révélations incluent des témoignages de parents dont les signalements concernant des comportements suspects ne sont pas pris en compte, l’absence de cadre rigoureux pour le recrutement, et des gestes inappropriés d’animateurs envers les enfants, notamment dans une école maternelle du 7e arrondissement.
L’enquête met en lumière les conditions précaires des animateurs travaillant dans ces structures accueillant plus de cinq millions d’enfants quotidiennement. Les problèmes identifiés incluent des salaires insuffisants, des contrats à temps partiel involontaires et des emplois du temps fragmentés qui caractérisent ce secteur.
Rachida Dati, maire du 7e arrondissement et candidate aux élections municipales, réagit en dénonçant l’omerta et les dysfonctionnements systémiques observés. Elle demande une enquête exhaustive sur l’ensemble du périscolaire parisien, un plan d’urgence face à la multiplication des agressions contre les enfants, et une refonte complète des activités éducatives et de garde organisées par la municipalité.
Sophia Chikirou, candidate de La France insoumise, annonce avoir déposé une proposition d’enquête parlementaire pour clarifier les responsabilités et les manquements. Elle interroge les raisons pour lesquelles les alertes précédentes n’ont jamais entraîné de mesures concrètes et demande à faire la lumière sur le système périscolaire.
À l’école Baudin du 11e arrondissement, où un ancien animateur sera jugé en mai pour agression sexuelle sur cinq enfants, un dysfonctionnement majeur dans le traitement des signalements est reconnu. Patrick Bloche, premier adjoint, admet qu’un signalement effectué auprès d’un agent n’a jamais été transmis aux autorités compétentes.
Emmanuel Grégoire, candidat de l’union de la gauche, exprime son choc et sa colère face aux violences documentées. Il considère les manquements dans l’encadrement et le traitement des affaires signalées comme inadmissibles. Il préconise une révision complète des procédures, des contrôles et de la culture institutionnelle pour prévenir la maltraitance quand les alertes ne sont pas traitées rapidement.



