
Par décret présidentiel, Donald Trump menace d’imposer des droits de douane sur les importations provenant de nations qui fournissent du pétrole à Cuba. Le texte précise qu’un droit additionnel pourrait frapper les biens produits par ces pays. Cette mesure s’inscrit dans une stratégie d’intensification de la pression exercée sur l’île communiste, présentée comme une réponse à une menace supposée pour la sécurité nationale américaine.
Washington justifie cette action en arguant que Cuba s’aligne sur des puissances hostiles et des groupes considérés comme terroristes, notamment la Russie, la Chine, l’Iran, le Hamas et le Hezbollah. Les autorités américaines accusent également La Havane de déstabiliser la région. Le décret invoque également la propagation d’idées communistes comme élément problématique justifiant cette escalade tarifaire.
La réaction cubaine a été immédiate et virulente. Le ministre des Affaires étrangères Bruno Rodriguez a dénoncé un acte d’agression brutal. Il a rappelé que l’île subit depuis plus de soixante-cinq ans un embargo économique américain sans précédent, et que cette nouvelle mesure menace d’aggraver encore les conditions de vie de la population.
La situation énergétique cubaine demeure précaire depuis plusieurs années. L’île a satisfait seulement la moitié de ses besoins électriques en 2025. Le Venezuela, allié traditionnel et principal fournisseur pétrolier depuis les années 2000, voit son secteur pétrolier placé sous contrôle américain, limitant ainsi ses capacités d’approvisionnement. Trump avait déjà signalé qu’aucun pétrole ne parviendrait à Cuba sans accord préalable.
Le Mexique maintient ses livraisons de pétrole à Cuba malgré les tensions. La présidente Claudia Sheinbaum a affirmé sa solidarité envers l’île. Elle a démenti les rapports prétendant que son gouvernement avait suspendu ses envois de combustible, confirmant ainsi la poursuite de cette relation commerciale face aux pressions américaines.



