
Le parquet national anticriminalité organisée, devenu opérationnel en janvier, s’empare de six affaires distinctes impliquant des enlèvements et séquestrations motivés par l’extorsion de cryptomonnaies. Ces crimes se sont déroulés entre décembre et janvier sur le territoire français, touchant plusieurs départements et générant des préjudices évalués à plusieurs millions d’euros.
Les magistrats du tribunal judiciaire de Paris ont reçu mandat d’enquêter sur ces dossiers complexes. Les enquêteurs recherchent des auteurs de violences aggravées commises dans le cadre de ces extorsions criminelles. Les victimes, dont certaines ont subi des blessures graves, nécessitent une prise en charge médicale importante. Les qualifications criminelles englobent l’enlèvement en bande organisée, les violences volontaires et le blanchiment d’argent.
Un cas notable concerne un couple séquestré à son domicile près de La Rochelle. Trois individus masqués ont extorqué huit millions d’euros en cryptomonnaies après environ deux heures de violences. La victime masculine travaillait dans le secteur des cryptomonnaies, ciblé spécifiquement par les criminels.
À Lyon, trois suspects ont été déférés pour leur implication dans l’enlèvement d’une personne âgée à Voiron. L’objectif consistait à obtenir une rançon en cryptomonnaies du fils de la victime. L’homme, libéré le soir même, présentait des lésions au visage et aux mains résultant de son ordalie.
Cette vague criminelle a commencé avec le rapt d’un cofondateur d’entreprise de cryptomonnaies et de sa compagne. Un doigt de la victime a été sectionné lors de ce enlèvement. Le GIGN a intervenu pour libérer l’entrepreneur. En mai, le père d’un autre entrepreneur a également été enlevé par quatre criminels masqués, séquestré cinquante-huit heures et menacé d’amputation avant son libération.



