
Au Brésil, les peuples indigènes font face à des menaces permanentes provenant de l’agro-industrie, de l’exploitation forestière clandestine et de l’orpaillage. Selon une étude de l’ONG Imazon publiée récemment, la déforestation sur les terres indigènes diminue significativement. Ces terres, au nombre d’environ 475, représentent 23 % de la surface amazonienne et couvrent une superficie considérable.
En 2025, le déboisement détecté sur ces territoires n’a atteint que 44 kilomètres carrés. Cette diminution marque une baisse de 20 % par rapport à 2024 et un recul de 88 % comparé aux chiffres de 2019. Ces résultats témoignent d’une tendance positive dans la lutte contre la destruction de la forêt tropicale brésilienne et de ses écosystèmes précieux.
Les améliorations observées reflètent les politiques environnementales renforcées sous la présidence de Luiz Inácio Lula da Silva. Les chercheurs attribuent ce progrès à la reprise des mesures de contrôle forestier. Larissa Amorim, responsable de l’étude à Imazon, souligne que cette dynamique nouvelle contraste avec les années précédentes marquées par l’inaction gouvernementale.
Depuis son arrivée au pouvoir en janvier 2023, le président Lula a pris plusieurs mesures structurantes. Un ministère des peuples indigènes a été créé et confié à Sonia Guajajara, militante autochtone engagée. Le gouvernement s’est fixé comme objectif l’élimination complète de la déforestation avant 2030, objectif ambitieux mais clairement affiché.
Pour mettre en œuvre cette stratégie, Lula a réactivé des institutions affaiblies par son prédécesseur Jair Bolsonaro. La Funai, chargée de protéger les droits autochtones, a reçu de nouveaux moyens. L’Ibama, police environnementale responsable du contrôle des activités illégales, a également été renforcée après des années de marginalisation.



