
Le Pakistan a connu samedi une série d’attaques coordonnées dans sa région sud-ouest. Plus de cent personnes ont péri, dont 92 assaillants affiliés aux mouvements séparatistes du Baloutchistan. L’armée a confirmé la nature planifiée de ces opérations simultanées menées contre plusieurs objectifs stratégiques.
Les provinces orientales du Pakistan subissent depuis des décennies une instabilité chronique liée aux revendications indépendantistes. Le Baloutchistan, riche en ressources minérales mais économiquement défavorisé, demeure un foyer de tensions permanentes. Sa position géographique, frontalière de l’Afghanistan et de l’Iran, accentue cette fragilité sécuritaire persistante.
Parmi les victimes figuraient dix-huit civils innocents et quinze militaires. L’Armée de libération du Baloutchistan a revendiqué ces opérations ciblant des installations policières et militaires. Selon ce mouvement séparatiste, des femmes ont participé à ces actions armées. Les insurgés auraient également tenté de bloquer les routes pour ralentir les interventions gouvernementales.
À Quetta, la capitale provinciale, les habitants ont rapporté une succession ininterrompue d’explosions durant la journée. Un important déploiement sécuritaire s’est mis en place immédiatement. Les rues se sont vidées et les commerces ont baissé rideau. Les autorités ordonnaient aux civils de rester confinés chez eux. Dans le district de Mastung, les insurgés ont libéré trente détenus et pillé un poste de police en emportant armes et munitions.
Un officier militaire à Islamabad a déclaré que les attaques étaient mal organisées et ont échoué rapidement. Le Premier ministre pakistanais a soutenu les forces armées et accusé l’Inde de financer les séparatistes. Les Baloutches dénoncent depuis longtemps leur marginalisation économique malgré les richesses minérales et énergétiques de leur territoire, largement exploitées par des sociétés chinoises.



