
Au Mozambique, cinq provinces subissent toujours les ravages des inondations depuis fin décembre. Près de la moitié du territoire national est affectée par cette catastrophe naturelle. Les infrastructures ont subi des dégâts considérables. Le gouvernement estime les frais de reconstruction à environ 650 millions de dollars. Malgré cette situation critique, les familles sinistrées commencent progressivement à regagner leurs domiciles, exposées à des risques majeurs.
La route nationale 101, qui relie Chokwe à Chilembene dans la province de Gaza au sud, reste entièrement submergée sur près d’un kilomètre et demi. Les habitants traversent quotidiennement ces eaux dangereuses à pied. Aïda Mondlane reste vigilante tandis que ses filles tentent de ramener leurs enfants à Chilembene. Elle craint pour leur sécurité mais ne peut pas les retenir. Elle attend leurs appels pour confirmer leur traversée réussie.
Rafael Alberto Martins évalue prudemment la profondeur de l’eau avant de s’engager. Les camps d’accueil manquent de nourriture et séparent les familles. Depuis les inondations du 16 janvier, certains résidents ont péri. Les conditions dans ces centres deviennent insoutenables. Des personnes tentent la traversée dangereuse pour évaluer l’état de leurs maisons et organiser leur retour imminent.
Les trajets demeurent extrêmement périlleux pour tous les groupes d’âge. Les enfants et les personnes âgées doivent être portés pour franchir le passage inondé. Certains jeunes habitants proposent leur aide contre rémunération. Les familles acceptent ces conditions précaires plutôt que d’attendre dans les centres où les ressources sont insuffisantes.
Les autorités mozambicaines confirment que dix personnes restent portées disparues depuis le 7 janvier en raison de cette catastrophe. Ces chiffres reflètent la gravité continue de la situation. Les dégâts s’étendent sur de vastes régions du pays. Le processus de reconstruction s’annonce long et complexe pour les communautés affectées.



