
Une attaque aérienne russe a visé un autobus transportant des travailleurs d’une exploitation minière dans la région de Dnipropetrovsk, causant au minimum quinze décès. Cet incident s’est produit quelques heures après l’annonce du président ukrainien Volodymyr Zelensky concernant la reprise des négociations trilatérales entre Kiev et Moscou, sous médiation américaine, prévues pour les 4 et 5 février.
Volodymyr Zelensky espère que les États-Unis exerceront une pression diplomatique pour obtenir une désescalade des opérations militaires, particulièrement concernant les bombardements russes massifs. La semaine précédente, le président américain Donald Trump avait négocié une interruption temporaire des attaques, durant laquelle Moscou avait épargné la capitale Kiev tout en continuant ses opérations ailleurs en Ukraine.
Le premier cycle de ces négociations s’était déroulé aux Émirats arabes unis les 23 et 24 janvier, sans aboutir à des avancées significatives. Une deuxième session était envisagée pour le 1er février, mais Zelensky a reporté la date aux 4 et 5 février à Abou Dhabi. Ni Moscou ni Washington n’ont officiellement confirmé cette nouvelle programmation.
Zelensky a déclaré qu’une résolution de la question territoriale nécessiterait une rencontre directe avec Vladimir Poutine, ce qui n’est actuellement pas prévu. Il demeure pessimiste quant aux possibilités d’avancées sans cet engagement personnel des deux dirigeants.
Les hostilités continuent sans interruption. Durant la nuit, la région de Cherkasy a subi des frappes russes contre des infrastructures civiles, provoquant quatre blessés. De son côté, la Russie affirme qu’une attaque de drone ukrainienne a tué deux civils dans la région frontalière de Belgorod.



