
La divulgation récente de documents relatifs à Jeffrey Epstein a placé la princesse Mette-Marit, future reine de Norvège, dans une situation embarrassante. Son nom apparaît plus de mille fois dans les dossiers rendus publics vendredi par le ministère américain de la Justice. Le journal norvégien Verdens Gang a analysé les millions de pages diffusées et découvert une correspondance substantielle entre la princesse et le criminel sexuel.
Entre 2011 et 2014, Mette-Marit a échangé des courriels et des messages texte avec Epstein. À cette époque, le délinquant avait déjà été condamné en 2008 à plus d’un an de prison pour exploitation sexuelle de mineures. La princesse était consciente de son passé criminel, comme l’indiquent clairement ses communications. Dans l’un de ces échanges, elle écrivait que leurs contacts ne faisaient « pas bonne impression ».
Les documents révèlent des conversations particulièrement désinvoltes. En 2012, Epstein confiant qu’il cherchait une épouse à Paris, Mette-Marit répliqua que la capitale française convenait bien pour l’adultère mais que les femmes scandinaves faisaient de meilleures épouses. L’année suivante, elle séjourna quatre jours dans sa propriété floridienne.
Face aux révélations, la princesse reconnaît son erreur de jugement. Elle a déclaré regretter profondément tout contact avec Epstein, qualifiant la situation d’embarrassante. Cependant, ces excuses n’apaisent pas les préoccupations soulevées par cette affaire dans la société norvégienne, où l’association avec un criminel sexuel notable soulève des questions sérieuses.
Le journal de référence Aftenposten s’interroge désormais sur les implications futures de ces révélations. La question se pose : pourra-t-elle accéder au trône malgré ces révélations ? Cette controverse met en lumière des tensions entre les attentes envers la famille royale et les erreurs de jugement du passé.



