
En Iran, 139 ressortissants étrangers ont été arrêtés dans la province de Yazd depuis le début des mouvements de protestation qui ont éclaté en décembre. Les autorités locales les accusent de participation à l’organisation et à l’incitation des troubles, avec certains maintenant des contacts à l’extérieur du pays. Les nationalités précises de ces personnes demeurent inconnues.
Le ministère français des Affaires étrangères a déclaré lundi ne pas avoir connaissance de la présence de citoyens français parmi les interpellés. Cette arrestation massive intervient dans un contexte de répression intense contre le mouvement contestataire qui secoue le pays depuis plusieurs semaines.
Des négociations directes se profilent entre Téhéran et Washington. Le président iranien Massoud Pezeshkian a annoncé avoir chargé son ministre des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, de mener des pourparlers avec les États-Unis. Selon le chef de la diplomatie française Jean-Noël Barrot, ces tractations sont programmées vendredi à Istanbul.
Pezeshkian a posé des conditions à ces discussions, exigeant un environnement approprié sans menaces ni demandes déraisonnables. Le calendrier exact des négociations reste encore imprécis, tandis que les points à négocier se précisent progressivement entre les deux capitales.
La pression s’est intensifiée depuis début janvier après la répression sanglante du vaste mouvement de contestation de la République islamique, déclenché initialement par des manifestations contre l’inflation. Donald Trump a précédemment menacé une intervention militaire et dépêché plusieurs navires dans le Golfe, avant de signaler son intérêt pour un accord avec l’Iran.



