
L’agence spatiale américaine a effectué un essai de son lanceur SLS mardi 3 février. Cet essai devait précéder un décollage prévu dimanche 8 février pour la mission Artemis-2. Cependant, des complications techniques ont changé les plans de la NASA. L’administrateur Jared Isaacman a annoncé l’abandon de la fenêtre de lancement de février.
Lors de l’essai, une fuite d’hydrogène liquide s’est manifestée au niveau d’une interface de l’étage central pendant le remplissage des réservoirs. Les équipes ont dû interrompre les opérations à plusieurs reprises pour réchauffer le matériel et ajuster le débit de carburant. Le compte à rebours s’est arrêté à environ cinq minutes avant l’heure prévue du décollage.
Tous les réservoirs de l’étage central et de l’étage de propulsion cryogénique intermédiaire avaient été remplis avec succès. Le séquenceur de lancement au sol a cependant interrompu les opérations en raison d’une augmentation du débit de fuite. La NASA vise désormais mars comme nouvelle opportunité pour décupler cette mission historique.
Jared Isaacman a souligné que la sécurité reste la priorité absolue pour les astronautes, les employés et le public. La NASA procèdera au lancement uniquement lorsqu’elle sera pleinement préparée. L’agence permettra à ses équipes d’analyser les données et d’effectuer une deuxième répétition générale en conditions réelles.
Artemis-2 doit faire voyager trois Américains et un Canadien autour de la Lune pendant environ dix jours. Ce sera la première mission habitée lunaire depuis Apollo-17, il y a plus de cinquante-trois ans. Parallèlement, la NASA prépare le vol Crew-12 vers la Station spatiale internationale, prévu pour débuter à partir du 11 février, auquel participera l’astronaute française Sophie Adenot.



