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À Marseille, la mise en cause de l’ancien préfet des Bouches-du-Rhône entache sérieusement la campagne électorale de Benoît Payan

Rob Laurens

Un ancien préfet de région a adressé une dénonciation officielle avant de rejoindre les services présidentiels. Cette action administrative remet en question la gestion municipale en cours. Le signalement porte sur des irrégularités potentielles au sein d’une structure chargée de travaux importants. La révélation intervient au moment critique d’une campagne électorale locale.

Georges-François Leclerc, connu pour son autorité et son franc-parler, a quitté ses fonctions régionales le 29 octobre 2025. Il a été nommé directeur de cabinet à l’Élysée peu après. Cependant, quelques semaines avant son départ, il avait déjà engagé une action en justice. Cette chronologie soulève des questions sur l’indépendance des procédures.

Le courrier officiel date du 15 septembre 2025. Il dénonce des délits potentiels de favoritisme. Deux supports informatiques accompagnent le signalement avec des éléments de preuve documentaires. Le procureur de Marseille a reçu cette communication formelle qui détaille les griefs. L’affaire concerne un organisme public de gestion scolaire.

La SPEM gère un programme massif de rénovation d’écoles. Son budget atteint 1,8 milliards d’euros pour 188 établissements. Le projet bénéficie du soutien financier d’un plan gouvernemental ambitieux. L’organisation fonctionne selon un partenariat entre collectivités et État. Elle regroupe des représentants des deux niveaux administratifs en tant qu’administrateurs.

Benoît Payan, maire de tendance gauche, préside cette structure. Il brigue actuellement sa réélection à la tête de la municipalité. Des responsables de l’État occupent aussi des postes de direction au sein de l’organisme. Cette configuration administrative complexe lie directement le signalement à la campagne électorale actuelle.

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