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Les Jeux olympiques de Milan 2026 attirent de moins en moins de villes candidates intéressées par l’organisation de cet événement sportif majeur

Hamza Chouraqui

Sous un ciel hivernal chargé d’humidité, au-delà de zones abandonnées, une structure imposante émerge, marquée des anneaux olympiques. Elle ressemble à un vaisseau spatial géant. Les accès depuis le quartier Santa Giulia restent actuellement fermés. Un travailleur isolé confirme que des travaux continuent. L’enceinte compte 16 000 places et prend forme.

Cette arène se prépare à accueillir les compétitions de hockey sur glace lors des Jeux 2026. Les épreuves se dérouleront de février à mars à Milan et dans la station de Cortina d’Ampezzo, située à 400 kilomètres de distance. Cinq autres sites du nord de l’Italie participent à l’événement. Le budget dépasse 5 milliards d’euros pour cet ensemble olympique.

Des critiques s’élèvent concernant l’utilité réelle de ces Jeux et ses conséquences écologiques. Les montagnes accueillant les épreuves sont extrêmement fragiles. La neige devient rare et les glaciers subissent une fonte progressive. L’impact environnemental préoccupe les observateurs face à ces enjeux climatiques.

Milan traverse une période de questionnement identitaire malgré sa croissance rapide de la dernière décennie. La ville s’est transformée, devenant plus inégalitaire et difficile pour une partie de sa population. Pour quelques expatriés fortunés, elle fonctionne comme un paradis fiscal. Les grues dominent le paysage urbain.

Le centre-ville voit partir les classes moyennes progressivement. Les nouveaux gratte-ciels transforment l’architecture traditionnelle. Cette métamorphose rapide crée des fractures sociales visibles. La ville accueille donc les Jeux olympiques dans un contexte de profonds changements et de tensions internes.

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