
Les documents judiciaires américains relatifs à Jeffrey Epstein continuent de révéler des liens compromettants avec des figures publiques internationales. En France, plusieurs personnalités sont mentionnées dans ces milliers de pages déclassifiées. Parmi eux figure un ancien responsable diplomatique qui occupait des postes d’influence.
Olivier Colom a servi comme conseiller diplomatique du président Nicolas Sarkozy entre 2007 et 2012, avant de diriger des opérations au sein du groupe Edmond de Rothschild. Une correspondance électronique échangée avec le criminel sexuel américain entre 2013 et 2018 le met en lumière. Cette correspondance révèle des propos racistes, homophobes et sexistes. L’intéressé, âgé de 56 ans, n’a pas commenté publiquement ces révélations.
Les échanges montrent qu’Olivier Colom utilisait ses connexions pour faciliter les affaires du financier. Un dossier politique particulièrement sensible concerne Bruno Le Maire, ministre de l’époque Sarkozy. Le 9 septembre 2013, Colom contacte Epstein pour coordonner la visite de Le Maire à New York. Il sollicite explicitement le financier pour l’aider à collecter des fonds. L’entourage de Le Maire dément catégoriquement toute relation entre ce dernier et Epstein, affirmant que le déplacement revêtait un caractère strictement professionnel.
Au-delà des arrangements diplomatiques, la correspondance expose une familiarité troublante. Le 12 octobre 2013, Colom affirme sa loyauté envers Sarkozy, expliquant avoir travaillé pour lui pendant cinq années complètes. Peu après, il propose d’organiser une rencontre confidentielle entre Sarkozy et Hillary Clinton. Ces initiatives révèlent des tentatives de diplomatie informelle menant potentiellement à des rencontres politiques stratégiques.
Les échanges de juin 2013 illustrent la complaisance envers les propos dégradants. Epstein compare les femmes à des crevettes, tandis que Colom énonce clairement ses préférences raciales discriminatoires. Le ton devient explicitement raciste et misogyne lorsqu’Epstein ajoute des remarques ignobles, auxquelles Colom adhère. Cette dynamique persiste dans d’autres messages, notamment lorsque Colom déconseille une visite au Marais parisien en raison de la présence de personnes homosexuelles.



