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La candidature de Jérôme Guedj pour l’élection présidentielle de 2027 est officiellement annoncée par le socialiste

Esteban Ortega

Jérôme Guedj, député socialiste, s’est déclaré candidat à la présidentielle de 2027 en dehors du processus de primaire de la gauche. Il souhaite représenter une gauche républicaine, européenne, universaliste, laïque, sociale et écologiste. Cette candidature intervient dans un contexte politique mouvementé où plusieurs forces cherchent à structurer la représentation progressiste.

Le candidat insiste sur l’importance des valeurs fondamentales : République, laïcité et universalisme. Il refuse tout compromis sur ces principes et met l’accent sur la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Le député de 54 ans revendique une position intraitable concernant ces enjeux identitaires et sociétaux qui structurent selon lui la gauche française.

Guedj critique le processus de primaire prévu par le Parti socialiste et les Écologistes en octobre, qu’il qualifie de “très baroque” et manquant de clarté programmatique. Il estime que ce cadre ne permet pas une véritable articulation des orientations politiques. Cette critique reflète son souhait d’incarner ce qu’il appelle “le courage de la nuance” face à ce qu’il perçoit comme du désordre.

Guedj refuse catégoriquement toute discussion avec La France insoumise de Jean-Luc Mélenchon. Il juge que cette position est nécessaire pour éviter de “brutaliser le débat public”. Selon lui, les ambiguïtés politiques actuelles paralysent la gauche et affaiblissent sa crédibilité auprès des électeurs français.

Confronté à la question de la concurrence avec Raphaël Glucksmann, mieux classé dans les sondages, Guedj affirme ne pas être en rivalité directe. Il promeut un travail collectif et un cadre commun permettant à la gauche de qualifier au second tour en 2027. Son annonce de candidature vise à accélérer la construction programmatique et stratégique nécessaire à cette coordination.

Député de l’Essonne, Guedj a longtemps été proche de Jean-Luc Mélenchon avant leur rupture. Le différend s’est cristallisé sur la qualification de l’attaque du Hamas du 7 octobre 2023, que Mélenchon refusait de qualifier de “terroriste”. Cette divergence illustre l’écart croissant entre différentes tendances de la gauche française.

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