
Le gouvernement français déploie une stratégie globale pour revitaliser la démographie nationale. Seize mesures majeures constituent ce plan ambitieux visant à combattre l’infertilité et améliorer les indicateurs de fécondité. L’initiative s’articule autour de quatre piliers fondamentaux : prévenir, diagnostiquer, traiter et innover face à la baisse continue de la fertilité.
Une communication d’envergure ciblera tous les citoyens âgés de 29 ans avant l’été. Ce courrier informera sur la contraception, la santé sexuelle et les options médicales de procréation assistée. Le message s’adressera equally aux hommes et aux femmes, reconnaissant que les horloges biologiques concernent les deux sexes. Cette initiative vise à prévenir les regrets futurs en diffusant des connaissances essentielles sur la conception.
L’autoconservation des gamètes sera significativement développée et facilitée. Le nombre de centres passera de 40 actuellement à 70 d’ici 2028, réduisant ainsi les délais d’attente considérables. Le gouvernement explore également l’ouverture au secteur privé lucratif pour les ovocytes, tout en maintenant la gratuité du don. Une restructuration du système de don, actuellement fragmenté, est en cours d’étude.
La recherche scientifique recevra une attention prioritaire sur plusieurs fronts cruciaux. L’endométriose, le syndrome des ovaires polykystiques et les risques liés aux perturbateurs endocriniens seront au cœur des investigations. La fertilité devient une priorité thématique dans les appels à projets de recherche consacrés à la santé féminine, renforçant ainsi les connaissances et innovations sectorielles.
Parallèlement, une réflexion approfondie sur la santé périnatale et maternelle s’engage. La France affiche des taux de mortalité maternelle et infantile supérieurs à ses voisins européens, situation préoccupante qui nécessite une action immédiate. Un registre des naissances deviendra pleinement opérationnel en 2027, fournissant des données médicales détaillées.
Des analyses systématiques de morbimortalité seront généralisées dans toutes les régions à partir du second semestre 2026. Ces revues collectives et rétrospectives examineront les événements indésirables survenus lors des accouchements. Trois experts qualifiés pilotent cette initiative, avec des conclusions préliminaires attendues en juin, aboutissant à un plan complet de santé périnatale et maternelle.



