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Gabon, l’armée française expose ses équipements de sécurisation maritime lors d’exercices communs

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En escale au Gabon dans le cadre d’une mission dans le golfe de Guinée, le porte-hélicoptère amphibie Tonnerre de la marine française a mené une série d’exercices conjoints avec les forces gabonaises. Cette coopération vise à renforcer la protection des ressources nationales et à lutter contre la piraterie ainsi que les activités illicites dans la région.

Au-delà des manœuvres opérationnelles, la délégation française a organisé une exposition de matériels militaires de dernière génération. L’objectif affiché est de présenter à l’armée gabonaise des solutions technologiques avancées pour la surveillance et la sécurisation du territoire, notamment face aux menaces maritimes et terrestres.

La visite technique a été conduite par le premier maître Raphaël, qui a détaillé les capacités d’un drone de reconnaissance conçu pour la surveillance du territoire gabonais, recouvert à 85 % de forêt équatoriale. « C’est un drone de reconnaissance, équipé de caméras qui sont à la fois de jour, de nuit, et thermique, ce qui permet vraiment de visualiser tout ce qu’il se passe et rien ne peut nous échapper. »

Technologies de surveillance maritime et équipements spécialisés

Les équipements exposés incluent également des embarcations adaptées à la surveillance côtière et à l’exploration des mangroves, zones particulièrement exposées aux trafics divers. « Ces embarcations-là sont faites pour la reconnaissance de plages, avec les véhicules de l’armée de Terre, pour sécuriser l’ensemble », précise le premier maître Raphaël.

L’armée française a aussi mis en avant des véhicules tout-terrain et des armes non létales, conçus pour la neutralisation de braconniers et d’orpailleurs violents. Parmi les matériels présentés, l’hélicoptère NH90 a retenu l’attention, sous le commandement du capitaine Nicolas : « On a un radar météo qui prend jusqu’à 300 milles nautiques et ça nous permet de détecter des bateaux et, soit arraisonner le bateau si c’est une histoire de piraterie, soit le laisser tranquille si c’est une embarcation normale. »

Renforcement des capacités de la marine gabonaise

À l’issue de cette exposition, des discussions auraient été engagées par Libreville en vue de l’acquisition d’un hélicoptère, dans le but de renforcer la flotte nationale et d’optimiser la surveillance maritime.

Le capitaine de vaisseau Charles Hubert Bekale Meyong, chef de la marine gabonaise, a souligné l’importance de ces échanges : « Nos frères des marines étrangères participent à la sécurisation de notre espace maritime, notamment notre espace du Golfe de Guinée et particulièrement nos eaux au Gabon. Les deux équipages, français et gabonais, échangent dans les différents savoir-faire. En ce qui concerne donc la pratique de la sécurisation maritime, les menaces sont toujours réelles, même si elles sont en diminution : attaques à main armée, piraterie maritime, pêche illégale, immigration clandestine et beaucoup de trafics. Des trafics de tout ordre. »

Coopération franco-gabonaise et enjeux sécuritaires régionaux

La collaboration entre les marines française et gabonaise s’inscrit dans une dynamique de partage de compétences et de renforcement des dispositifs de sécurité dans le golfe de Guinée. Les enjeux concernent la lutte contre la piraterie, la pêche illégale, l’immigration clandestine et l’ensemble des trafics qui affectent la stabilité régionale. Les exercices conjoints et la présentation d’équipements innovants illustrent la volonté commune d’adapter les réponses aux menaces persistantes.

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