
Le mardi 4 novembre 2025, le jury de l’Académie Goncourt a attribué son prix annuel à Laurent Mauvignier pour son ouvrage La maison vide, publié aux éditions de Minuit. Ce roman, salué par la critique, s’est imposé face à une sélection de finalistes de renom, confirmant la place de Mauvignier parmi les figures majeures de la littérature contemporaine francophone.
La compétition réunissait plusieurs auteurs de premier plan. Caroline Lamarche, considérée comme outsider, a recueilli quatre voix, tandis que Nathacha Appanah et Emmanuel Carrère figuraient également parmi les favoris. Laurent Mauvignier a obtenu la majorité dès le premier tour, avec six voix sur dix, succédant ainsi à Kamel Daoud, lauréat du Goncourt 2024 pour Houris.
Le roman primé, La maison vide, propose une fresque familiale s’étendant de la fin du XIXe siècle à l’après-guerre. Avec près de 82 000 exemplaires écoulés, l’ouvrage s’est imposé comme un succès de la rentrée littéraire. Il avait déjà reçu plusieurs distinctions, dont le prix littéraire Le Monde, le prix Landerneau des lecteurs et le prix des libraires de Nancy.
Laurent Mauvignier, Goncourt 2025 et dynamique des prix littéraires
La remise du prix s’est déroulée au restaurant Drouant, institution parisienne proche de l’Opéra, lieu traditionnel de l’annonce du Goncourt. Les dix membres du jury arboraient un badge en soutien à Boualem Sansal, écrivain algérien actuellement détenu dans son pays. Ce geste souligne la solidarité du monde littéraire face aux atteintes à la liberté d’expression.
Le Goncourt, au-delà de la reconnaissance symbolique, assure à son lauréat une visibilité nationale et internationale. La récompense financière demeure purement symbolique – dix euros –, mais l’impact sur les ventes est considérable, avec des tirages souvent multipliés après l’annonce du prix.
Autres distinctions majeures et panorama des finalistes
Parmi les autres ouvrages en lice figuraient Le Bel Obscur de Caroline Lamarche (Seuil), Kolkhoze d’Emmanuel Carrère (P.O.L) et La nuit au cœur de Nathacha Appanah (Gallimard), cette dernière ayant reçu le prix Femina la veille, le 3 novembre 2025.
Le même jour, le prix Renaudot a été décerné à Adélaïde de Clermont-Tonnerre pour Je voulais vivre (Grasset). Le Renaudot essai a récompensé Alfred de Montesquiou pour Le crépuscule des hommes (Robert Laffont). Ces distinctions confirment la vitalité et la diversité de la scène littéraire francophone.



