
Une scission majeure s’est produite au sein du Sénat américain lorsque sept sénateurs démocrates et un indépendant ont choisi de voter aux côtés des républicains pour résoudre la crise budgétaire. Huit élus ont rompu avec leur formation politique dimanche soir en soutenant une mesure visant à terminer l’arrêt des services gouvernementaux qui durait depuis octobre.
La proposition adoptée lundi prévoit une extension du budget jusqu’à la fin janvier et a remporté 60 voix en faveur contre 40 opposées. Cette décision a provoqué une onde de choc au sein du camp démocrate, avec des critiques virulentes de la part de figures éminentes du parti. Elizabeth Warren et Gavin Newsom ont notamment exprimé leur désapprobation face à cette défection.
Les démocrates craignaient que cette capitulation compromette les négociations concernant les subventions d’assurance maladie, élément central de leurs revendications. Deux des huit sénateurs quittent le Sénat à l’expiration de leur mandat et aucun des autres n’envisage de briguer un nouveau terme en 2026. Cette situation a permis aux dissidents de voter librement sans crainte de représailles électorales.
Dick Durbin, deuxième figure démocrate au Sénat, a justifié son soutien en soulignant que le texte voté diffère significativement de celui rejeté précédemment. Le projet inclut notamment une disposition annulant les licenciements intervenus pendant la paralysie et garantissant des rétroactions salariales aux fonctionnaires affectés. John Fetterman a frappé à la même porte pour la quinzième fois, se présentant comme une voix constante contre le blocage.
Tim Kaine a obtenu des dispositions protégeant les salaires des employés fédéraux licenciés. Angus King, sénateur indépendant du Maine, figurait parmi les principaux négociateurs de l’accord. Les deux sénatrices du New Hampshire ont également soutenu la mesure, tandis que les deux sénateurs du Nevada ont voté favorablement malgré des perspectives divergentes sur la responsabilité républicaine.
Le texte a ensuite transité par la Chambre des représentants mercredi avant d’être transmis au président pour signature officielle. Ce vote met officiellement fin à six semaines de paralysie gouvernementale, bien qu’il laisse subsister des tensions importantes au sein de l’opposition sur les priorités budgétaires à venir.



