Le président américain Donald Trump a annoncé vendredi l’élimination de droits de douane « réciproques » de 10% appliqués à certains produits agricoles. Néanmoins, le Brésil continue de subir une majoration tarifaire de 40% sur une portion considérable de ses exportations vers les États-Unis.
Le café et la viande de boeuf, produits stratégiques brésiliens, voient leur taxation réduite de 50% à 40%. Le Brésil demeure le premier producteur et exportateur mondial de ces deux denrées. Cette diminution constitue un progrès, bien que partiel, dans les tensions commerciales entre les deux nations.
Le gouvernement brésilien a exprimé samedi que cette levée de certains droits de douane va dans la bonne direction. Le vice-président Geraldo Alckmin a déclaré lors d’une conférence de presse à Brasilia que les négociations doivent se poursuivre pour obtenir davantage de concessions, notamment concernant le café, produit majeur dans les échanges commerciaux.
Ces surtaxes ont été imposées en représailles à une supposée « chasse aux sorcières » contre l’ancien président brésilien Jair Bolsonaro, allié politique de Trump. Bolsonaro a été condamné à 27 ans de prison en septembre pour tentative de coup d’État. Washington utilise les tarifs douaniers comme instrument de pression politique.
Les relations diplomatiques entre Washington et Brasilia se sont récemment intensifiées. Donald Trump a rencontré son homologue Luiz Inacio Lula da Silva fin octobre en Malaisie. Le secrétaire d’État Marco Rubio a rencontré deux fois le ministre brésilien des Affaires étrangères Mauro Vieira cette semaine.
Alckmin a souligné que maintenir 40% de droits de douane sur le café manque de logique, considérant que le Brésil fournit la majorité du café consommé aux États-Unis. Les négociations commerciales restent en cours pour trouver un équilibre satisfaisant entre les deux partenaires commerciaux.
Le Brésil présente une particularité remarquable : sa balance commerciale avec les États-Unis est déficitaire, contrairement à la plupart des nations soumises à des surtaxes américaines. Cette situation renforce la position brésilienne dans les discussions commerciales en cours.



