
Nokia, le géant finlandais des équipements de télécommunications, poursuit sa stratégie de réduction d’effectifs en France. L’entreprise prévoit d’éliminer 427 postes sur le territoire français, ce qui représenterait environ un cinquième de sa main-d’œuvre locale. Cette annonce sera présentée aux syndicats lors d’une réunion extraordinaire du comité social et économique central prévue pour le 19 novembre.
Les sites français de Nokia, implantés à Massy en Essonne et à Lannion en Côtes-d’Armor, accueillent actuellement quelque 2 300 employés. Les suppressions de postes s’effectueront via la procédure de rupture conventionnelle collective, ce qui signifie que le processus doit être négocié avec les organisations syndicales et repose sur le volontariat des salariés.
Cette vague de licenciements représente la septième intervention du groupe dans ses effectifs français depuis l’acquisition d’Alcatel-Lucent en 2016. Après cette réduction, Nokia passerait sous la barre symbolique des 2 000 employés en France. Les représentants syndicaux expriment des inquiétudes quant à l’ampleur continue de ces réorganisations.
Bien que les syndicats reconnaissent que la rupture conventionnelle collective offre davantage de protections qu’une réduction classique des effectifs, ils questionnent les intentions du groupe. La procédure oblige Nokia à négocier avec les organisations représentatives et permet aux salariés de décider individuellement de leur participation au plan. Cette approche contraste avec des suppressions de postes unilatérales.
La restructuration s’inscrit dans un contexte de réajustement des coûts pour Nokia. Le groupe n’a pas fourni de commentaires en réponse aux demandes d’informations sur cette nouvelle vague de réductions. Les détails précis du plan seront discutés lors de la réunion syndicale du 19 novembre.



