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La France et trente pays refusent de signer un accord sans engagement clair sur l’abandon des énergies fossiles

Romain Mazzotti

Environ trente nations, incluant la France, ont transmis un courrier au gouvernement brésilien le 20 novembre dernier. Elles exigent que la conférence climatique mondiale de l’ONU intègre un plan de transition énergétique. Cet document doit préciser les étapes pour abandonner progressivement les énergies fossiles, selon plusieurs gouvernements ayant signé cette demande.

La conférence mondiale doit s’achever vendredi soir à Belem. Son responsable, le diplomate André Corrêa do Lago, fait face à des pressions considérables. Environ deux cents nations participent aux discussions depuis le 10 novembre. Leur objectif consiste à élaborer un accord obtenant l’assentiment général. Le projet de texte consulté jeudi ignore complètement la question des énergies fossiles.

Les pays signataires rejettent catégoriquement la proposition actuelle. La Colombie, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne et d’autres déclarent être profondément préoccupés par cette ébauche sans alternative possible. La Belgique et la France ont confirmé avoir apposé leur signature sur ce document de protestation adressé à la présidence.

Les pays protestataires affirment que le texte actuel ne satisfait pas les critères minimums de crédibilité. Ils refusent d’appuyer tout accord n’incluant pas de feuille de route détaillée. Cette transition doit être juste, structurée et respectueuse de l’équité socioéconomique. L’objectif demeure de quitter progressivement le pétrole, le charbon et le gaz naturel.

Le débat sur l’abandon des combustibles fossiles a ressurgi vigoureusement à Belem. Cette question semblait morte après un premier appel lancé à Dubaï, il y a vingt-quatre mois. Le président brésilien Lula défend activement cette feuille de route pour accélérer la transition énergétique mondiale. Cependant, plusieurs pays puissants s’opposent fermement à cette proposition.

Selon un négociateur restant anonyme, la Chine, l’Inde, l’Arabie saoudite, le Nigeria et la Russie refusent d’avancer sur cette question. Ces nations maintiennent une position inflexible face aux demandes internationales concernant l’abandon des énergies fossiles.

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