
Donald Trump a proféré des menaces de peine de mort contre des élus démocrates qui ont appelé les militaires à refuser les ordres illégaux. Sur son réseau Truth Social, il a qualifié ce comportement de «sédition passible de mort». Le Parti démocrate a dénoncé ces déclarations comme absolument infâmes.
Six élus démocrates, plusieurs ayant eux-mêmes servi dans l’armée ou les services de renseignement, ont diffusé une vidéo invitant les militaires et agents du renseignement à refuser les ordres illégaux. Parmi eux figurent le sénateur Mark Kelly, ancien officier de marine et astronaute de la NASA, ainsi que la sénatrice Elissa Slotkin, ancienne employée de la CIA. Trump les a accusés de trahison et de comportement séditieux.
L’opposition reproche au président d’utiliser l’armée sans fondement légal pour des opérations de maintien de l’ordre aux États-Unis et contre le trafic de drogue à l’étranger. La porte-parole de la Maison Blanche, Karoline Leavitt, a affirmé que tous les ordres du commandant en chef sont légaux. Elle a démenti que le président souhaite exécuter les élus démocrates.
D’autres responsables de la Maison Blanche ont attaqué la vidéo des six élus. Stephen Miller, directeur de cabinet adjoint, a accusé les démocrates d’appeler ouvertement à la rébellion contre le commandant en chef. Trump a amplifié cette rhétorique en partageant une publication appelant à pendre les élus, ce qui a indigné Chuck Schumer, chef des sénateurs démocrates.
Les six démocrates ont publié un communiqué jeudi appelant à condamner les appels à leur assassinat et à la violence politique, invoquant l’intégrité morale. Plus de 360 anciens responsables militaires et diplomatiques les ont soutenu, affirmant que la désobéissance aux ordres illégaux constitue le fondement du contrôle civil sur l’armée.
Trump a ordonné le déploiement de la Garde nationale dans plusieurs villes démocrates, dont Los Angeles et Washington, contre l’opposition des autorités locales. Les États-Unis ont également mené récemment vingt frappes dans les Caraïbes et le Pacifique contre des embarcations accusées de transporter de la drogue, causant au moins 83 morts.
Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme a estimé qu’il existait de solides preuves de violations du droit international humanitaire et d’exécutions extrajudiciaires lors de ces opérations. Les élus démocrates n’ont pas précisé dans leur vidéo les ordres spécifiques auxquels ils font référence.



