Jusqu’en 2016, la réglementation française imposait quatre vidanges annuelles des piscines publiques. Cette obligation a été réduite à une seule vidange par année via un arrêté de septembre 2016. Récemment, les ministères des Sports et de la Santé ont supprimé cette contrainte obligatoire par décret, marquant la fin des vidanges annuelles imposées.
L’Agence Nationale de Sécurité Sanitaire a conduit des travaux étudiant la nécessité de maintenir cette vidange annuelle. Cette étude a été lancée suite à la sécheresse de 2022. La plupart des collectivités gérant des piscines soutiennent cette suppression, notamment pour réduire les coûts et les fermetures prolongées des bassins.
La sénératrice Catherine Dumas avait soulevé des objections l’année précédente. Elle citait une étude de l’Anses de 2019 montrant une dégradation de la qualité de l’eau et de l’air, avec des effets négatifs sur les professionnels et usagers. Le ministère de la Santé a précisé qu’il s’agissait seulement de remplacer les vidanges régulières par des vidanges au cas par cas, selon la qualité réelle de l’eau.
Les ministères affirment que cette mesure n’exposera pas les usagers à de l’eau sale. L’adaptation de la fréquence des vidanges dépendra de la qualité réelle mesurée. Les agences régionales de santé conservent leur rôle de contrôle de la qualité des eaux. Les pédiluves restent soumis à une vidange et un nettoyage quotidiens.
Le Syndicat national professionnel des maîtres nageurs sauveteurs s’oppose fermement à cette suppression. Le syndicat affirme que seule la vidange annuelle garantit l’hygiène. Selon lui, changer l’eau régulièrement permet de repartir avec une base saine. Les robots nettoyeurs et produits chimiques ne peuvent pas compenser cette absence, notamment concernant les chlorures causant une mauvaise qualité de l’air respirable.



