
Les autorités de sept pays européens ont démantelé une organisation criminelle qui contrebandait des objets culturels volés à travers le continent depuis plus de 16 ans. Cette action coordonnée, annoncée jeudi par des responsables bulgares, représente un coup majeur contre le trafic international de patrimoine.
L’opération a généré 131 perquisitions dans des propriétés, véhicules et coffres bancaires répartis dans les sept nations participantes. Les enquêteurs ont procédé à 35 arrestations dans le cadre de cette vaste enquête menée par Europol et ses partenaires.
Les saisies effectuées dépassent les attentes initiales avec plus de 3 000 objets récupérés, valorisés à 100 millions d’euros. Le butin comprend des pièces anciennes en or et argent, des œuvres d’art, des armes historiques, des documents importants et de l’or d’investissement confisqué aux suspects.
Le procureur bulgare Angel Kanev a révélé que le groupe opérait en Europe occidentale, aux Balkans et aux États-Unis. Les enquêteurs ont tracé plus d’un milliard de dollars de fonds illicites associés au blanchiment d’argent, montrant l’ampleur financière du réseau criminel.
Les opérations simultanées se sont déroulées mercredi en Albanie, Bulgarie, France, Allemagne, Grèce, Italie et Royaume-Uni. Les autorités italiennes ont seules récupéré environ 300 objets historiques auprès de trafiquants présumés, selon Paolo Befera des carabiniers.
Depuis juin 2024, un groupe de travail opérationnel mis en place par Europol facilitait l’échange d’informations et la coordination entre les services. Ce dispositif a permis de découvrir les interconnexions entre suspects de plusieurs pays et de localiser davantage d’artefacts trafiqués par le réseau.
Les Balkans et l’Italie constituent des cibles privilégiées pour les réseaux criminels en raison de leur riche patrimoine archéologique gréco-romain. Malgré les législations nationales strictes en vigueur, ces objets volés atteignent régulièrement des prix élevés sur les marchés clandestins mondiaux.



