
La Turquie et l’Australie ont finalisé un accord de partage des responsabilités pour organiser la COP31, prévue en novembre 2026. Cet arrangement inhabituel met fin à un conflit prolongé entre les deux gouvernements. Le document a été validé par leur groupe régional et doit être entériné par l’ensemble des nations.
La conférence climatique se tiendra à Antalya en Turquie du 9 au 20 novembre 2026. L’Australie présidera les négociations tandis que la Turquie conservera le titre formel de président de la COP31. Cette répartition inédite des fonctions a permis de résoudre une impasse qui menaçait de bloquer l’organisation de la conférence.
L’Australie organisera également la conférence pré-COP dans le Pacifique, une démarche visant à mettre l’accent sur les États insulaires menacés par la montée des eaux. Cependant, la grande COP du Pacifique n’aura pas lieu. Bien que cette décision déçoive les nations du Pacifique, certains représentants reconnaissent que ce compromis demeure préférable à l’absence totale de reconnaissance régionale.
La Turquie a ratifié l’accord de Paris sur le climat en 2021 et s’est engagée à atteindre la neutralité carbone d’ici 2053. Ses engagements climatiques sont jugés insuffisants par les analystes. Le pays ne prévoit pas de réduction des émissions de gaz à effet de serre avant 2035, seulement un ralentissement de leur croissance par rapport aux tendances actuelles.
Les conférences climatiques de l’ONU requièrent un consensus au sein de cinq blocs régionaux pour désigner le pays-hôte. Le blocage persistait depuis 2026 dans le groupe européen, qui comprend plusieurs nations occidentales dont l’Australie et la Turquie. L’Australie disposait du soutien d’une majorité, mais la Turquie refusait de céder. Sans accord, la COP31 aurait par défaut eu lieu en Allemagne.



