
Le sommet du G20 à Johannesburg a mis en lumière les divergences concernant la proposition américaine pour l’Ukraine. Onze pays et l’Union européenne jugent le plan insuffisant, formulant des critiques dans une déclaration commune adoptée samedi. La réunion s’est déroulée en marge du sommet, que Donald Trump a choisi de boycotter.
Les signataires, parmi lesquels figurent les dirigeants français, allemands, britanniques et italiens, identifient un problème majeur dans le projet américain. Les restrictions imposées aux forces armées ukrainiennes suscitent des préoccupations au sein de cette coalition occidentale. Selon eux, ces limitations exposeraient l’Ukraine à des risques importants lors d’attaques futures.
Le document de 28 points proposé par Washington constitue une première étape, mais nécessite selon les signataires des ajustements supplémentaires. Le projet est jugé comme une base insuffisante plutôt qu’une solution définitive. Les dirigeants considèrent qu’il faut poursuivre les négociations pour aboutir à un accord plus robuste et mieux adapté aux enjeux de sécurité ukrainienne.
Cette déclaration réunit des voix politiques importantes d’Europe et du monde démocratique. Elle a été signée par Ursula von der Leyen et António Costa pour l’UE, ainsi que par Emmanuel Macron, Alexander Stubb, Friedrich Merz, Mark Carney, Micheál Martin, Giorgia Meloni, Sanae Takaichi, Dick Schoof, Pedro Sanchez, Keir Starmer et Jonas Gahr Støre, représentant des nations majeures.
Cette position commune démontre une unité des dirigeants occidentaux face à la proposition américaine. Les signataires expriment leur volonté de continuer à travailler ensemble pour élaborer une stratégie plus solide concernant l’Ukraine. Le dialogue devrait se poursuivre pour affiner les termes d’un accord satisfaisant pour toutes les parties.



