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La mère de Mehdi Kessaci exprime sa souffrance lors de la marche blanche à Marseille

Romain Mazzotti

Samedi à Marseille, une manifestation solennelle a rendu hommage à Mehdi Kessaci, tué par des trafiquants. Plus de 6.200 personnes ont participé à cet événement marqué par l’émotion. La famille du jeune homme, décédé le 13 novembre, a dénoncé l’infiltration du narcotrafic dans tous les niveaux de la société. Mehdi souhaitait devenir policier avant d’être assassiné par deux hommes à motocyclette, toujours recherchés.

Ouassila Benhamdi, mère de Mehdi, s’est exprimée vêtue de blanc, portant la photo de son fils. Son message direct aux criminels a secoué l’assistance: elle les a suppliés de réfléchir aux souffrances de leurs propres mères. Cette femme avait déjà perdu un premier fils, Brahim, tué en 2020 dans des circonstances liées au narcotrafic. Son allocution, trop difficile à prononcer, a été achevée par Sabrina Agresti-Roubache, ancienne secrétaire d’État.

Amine Kessaci, le frère de Mehdi et militant écologiste de 22 ans, a livré un discours enregistré à la foule. « Le silence tue », a-t-il affirmé, déplorant les défaillances institutionnelles successives. Il a appelé à une mobilisation générale des autorités gouvernementales et locales. Le jeune homme, désormais sous protection policière, a qualifié le narcotrafic de monstre ayant envahi la société. Il a demandé une action concrète en faveur de la justice sociale et du soutien aux associations engagées.

La manifestation s’est déroulée dans un respect recueilli, ponctuée de cris réclamant justice. Le maire de Marseille, Benoît Payan, a refusé que sa ville soit caractérisée comme une « narcoville ». Il a appelé à la solidarité et à la résistance face au crime. De nombreux élus de gauche, du centre et même de droite ont assisté à l’événement, vêtus de blanc selon le souhait de la famille.

Des personnalités politiques importantes ont convergé vers Marseille, dont Marine Tondelier des Écologistes et Olivier Faure du Parti socialiste. Plusieurs députés, représentant des formations diverses, ont aussi participé. La porte-parole gouvernementale a été empêchée de se rendre sur place suite à un problème aérien. Des rassemblements de solidarité se sont également tenus dans d’autres villes françaises, notamment à Rennes et Clermont-Ferrand.

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