
À Marseille, des milliers de personnes ont manifesté samedi pour dénoncer les violences engendrées par le trafic de drogue. Cet rassemblement visait aussi à rendre hommage à Mehdi Kessaci, âgé de 20 ans, décédé tragiquement en début de mois. Une mobilisation contre la criminalité qui ravage la ville.
Mehdi Kessaci a été abattu le 13 novembre par deux individus armés tandis qu’il se trouvait à bord de son véhicule. La violence du meurtre a choqué la communauté locale et ravivé les tensions autour de la problématique du trafic de stupéfiants dans la région.
La victime était le frère cadet d’Amine Kessaci, activiste de 22 ans reconnu pour son engagement contre le trafic de drogue. Une tragédie doublement douloureuse pour cette famille. Amine avait déjà perdu un autre frère aîné il y a cinq ans, tué lui aussi dans une exécution liée au commerce de drogues.
Selon sa famille, Mehdi Kessaci n’avait aucun antécédent criminel. Le jeune homme se préparait à intégrer la police et envisageait une carrière au service de l’ordre public. Son profil exemplaire contraste avec les violences du milieu criminel.
Cette mobilisation massive traduit l’exaspération croissante des Marseillais face aux meurtres et aux règlements de comptes criminels qui persistent dans leur ville. Les habitants réclament davantage de sécurité et une action plus ferme contre les organisations impliquées dans le trafic de drogue.



