
Un détenu incarcéré à la prison de Vendin-le-Vieil a regagné son lieu de détention après avoir bénéficié d’une permission de sortie temporaire. Ce narcotrafiquant n’a pas fui et s’est présenté à l’heure prévue pour réintégrer l’établissement pénitentiaire en fin de journée.
Le prisonnier, appartenant au quartier spécialisé dans la lutte contre la criminalité organisée, était libérable en 2029. Il avait quitté l’établissement du Nord pour se rendre dans la région lyonnaise afin de participer à un entretien d’embauche. Cette sortie visait à préparer son insertion professionnelle avant la fin de sa condamnation.
L’autorisation de sortie accordée pour motif professionnel avait été délivrée par un magistrat malgré l’opposition du parquet de Béthune. La chambre d’application des peines de la cour d’appel de Douai avait confirmé cette décision. La permission était limitée jusqu’à vingt-et-une heures le jour de sa visite professionnelle.
Cet individu, identifié comme Ouaihid Ben Faïza, âgé de cinquante-deux ans, occupait un rôle majeur dans un important réseau de trafic de stupéfiants opérant en Île-de-France. En deux mille quatorze, il s’était évadé de la prison de Villepinte avec le soutien d’un commando armé lors d’une sortie médicale. Sa fuite antérieure avait duré deux semaines.
Cette permission de sortie a suscité des réactions critiques auprès des syndicats de personnel pénitentiaire depuis le week-end. Le ministre de la Justice a déclaré son intention de modifier le cadre juridique applicable aux criminels organisés. Il envisage un système spécialisé similaire à celui du terrorisme pour mieux évaluer les risques liés à ces profils dangereux.



