
En Seine-Saint-Denis, une opération de contrôle antidrogue a mené à l’interpellation de la mère d’un trafiquant libéré sous permission. Le même jour, Ouaihid Ben Faïza, 52 ans, membre clé d’un réseau de trafic de stupéfiants, avait quitté sa cellule pour un entretien d’embauche en région lyonnaise. Le prisonnier, détenu à Vendin-le-Vieil dans le Pas-de-Calais, est revenu avant la fin de la journée.
Simultanément, sa mère s’est retrouvée placée en garde à vue lors d’une opération dans le quartier des 4000 à La Courneuve. Des chiens de la brigade cynophile ont signalé un appartement suspect. À l’intérieur se trouvaient la femme et deux neveux du détenu libéré sous permission.
Les agents ont découvert dans le logement 1.500 euros en liquide, 400 grammes de cannabis et les clés d’un véhicule volé. La suspecte pouvait être maintenue en garde à vue jusqu’à 96 heures pour cette affaire de stupéfiants.
Les autorités ont catégoriquement nié toute connexion entre l’arrestation et la permission de sortie. Selon les forces de l’ordre, ces deux événements surviendraient par pure coïncidence, sans lien apparent entre eux.
Cette situation soulève néanmoins des questions sur la proximité temporelle de ces deux développements. La permission accordée au détenu et l’interpellation de sa mère le même jour alimentent le débat sur les contrôles et la gestion des libérations sous permission dans les affaires de trafic organisé.



