France

Le service national militaire sera mis en place dès l’été prochain selon Emmanuel Macron

Romain Mazzotti

Le président Emmanuel Macron a présenté un nouveau service militaire volontaire, distinct du service universel suspendu. Ce dispositif débutera progressivement à partir de l’été prochain et s’adressera exclusivement aux jeunes majeurs se portant volontaires. Il sera purement militaire et fondé sur l’engagement personnel.

La jeunesse française aspire à la liberté et manifeste un réel désir d’engagement citoyen, a souligné le président. Une génération entière se dit prête à servir la nation. Revenir à une conscription universelle n’apparaît ni réaliste ni nécessaire, notamment pour des raisons budgétaires et opérationnelles. Les capacités actuelles de l’armée ne permettent pas d’accueillir une classe d’âge complète.

Les volontaires effectueront dix mois de service, dont un mois de formation initiale. Ils recevront un statut militaire, un uniforme, une solde mensuelle de 950 euros et un équipement complet. Les opérations se dérouleront exclusivement sur le territoire national. Seuls les candidats jugés les plus motivés et répondant aux besoins réels de l’armée seront sélectionnés.

Le recrutement commencera en 2026, avec des détails techniques précisés en janvier. À partir de 2027, les jeunes pourront aussi candidater au sein de la gendarmerie nationale, de la brigade des sapeurs-pompiers de Paris ou du bataillon des marins-pompiers de Marseille. Le projet prévoit 2.000 à 3.000 participants dès la première année. L’objectif long terme atteint 50.000 volontaires annuels.

En cas de crise majeure exceptionnelle, le Parlement pourrait mobiliser des jeunes identifiés pour leurs compétences, au-delà des seuls volontaires. Cette mesure demeure strictement encadrée et exceptionnelle. Les étudiants s’engageant pourraient valider jusqu’à 60 crédits universitaires, équivalant à une année d’études complète.

Ce nouveau service remplace le service national universel lancé en 2017 mais devenu inadapté après l’invasion russe de l’Ukraine. Le contexte géopolitique nécessite une mobilisation renforcée. Le dispositif sera progressif et tendra compte des capacités réelles disponibles actuellement dans les forces armées.

Environ trois Français sur quatre soutiennent cette initiative selon les sondages. Plusieurs responsables politiques saluent cette approche volontaire plutôt qu’obligatoire. L’opposition critique principalement la rémunération jugée insuffisante et propose des alternatives incluant des volets civiques élargis avec meilleure compensation financière.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer