
La question des visas accordés par l’administration Trump continue de faire parler d’elle avant la Coupe du monde 2026. L’Iran a annoncé son boycott de la cérémonie de tirage au sort, prévue le 5 décembre à Washington, en raison du refus américain de délivrer des documents de voyage à plusieurs membres de sa délégation.
Les autorités américaines ont notamment refusé un visa à Mehdi Taj, président de la fédération iranienne de football. Seuls quatre membres de la délégation iranienne ont obtenu leurs visas, incluant le sélectionneur national Amir Ghalenoei. Cette situation crée une impasse majeure pour la participation de l’Iran à cet événement administratif crucial.
Le porte-parole de la fédération iranienne a communiqué à la Fifa que les restrictions imposées n’ont aucun lien avec le contexte sportif. L’Iran qualifié depuis mars pour le Mondial figure dans le chapeau 2 du tirage selon les règles de la Fifa. Cette restriction de visas empêche donc une participation complète à la cérémonie organisée par un pays coorganisateur du tournoi.
Mehdi Taj a dénoncé auprès des médias une décision de nature purement politique de la part des États-Unis. Il a également saisi la Fifa et son président Gianni Infantino pour contester ce qu’il qualifie de comportement discriminatoire et demander une intervention dans ce dossier sensible.
Les tensions entre Iran et États-Unis, inexistantes diplomatiquement depuis quatre décennies, s’exacerbent depuis juin avec les frappes mutuelles liées au conflit israélo-palestinien. Les tensions régionales compliquent les négociations nucléaires engagées sous médiation omanaise et créent un contexte hostile pour toute coopération bilatérale, y compris dans le domaine sportif.



