
À la suite d’une attaque contre deux membres de la garde nationale à Washington, l’administration Trump a annoncé vendredi le gel immédiat de toutes les décisions concernant l’octroi de l’asile aux États-Unis. Cette mesure s’ajoute à un durcissement considérable de la politique migratoire américaine déjà en cours depuis janvier.
Le département d’État a suspendu la délivrance de visas pour les demandeurs détenteurs d’un passeport afghan. Les mesures visent un contrôle plus strict de tous les étrangers, selon le directeur des services d’immigration Joseph Edlow. Marco Rubio, chef de la diplomatie américaine, a justifié cette décision en affirmant que la protection nationale constitue la priorité absolue du gouvernement.
Rahmanullah Lakanwal, un ressortissant afghan de 29 ans arrivé en 2021 après avoir collaboré avec l’armée américaine en Afghanistan, est accusé d’avoir mené l’attaque. Il a ouvert le feu sur deux militaires dans la capitale fédérale. Sarah Beckstrom, 20 ans, est décédée des suites de ses blessures, tandis qu’Andrew Wolfe, 24 ans, demeurait dans un état critique vendredi.
L’administration examine 19 pays jugés préoccupants, notamment l’Afghanistan, Haïti, l’Iran et le Venezuela. Un réexamen complet des cartes vertes accordées aux ressortissants de ces nations a été ordonné. Plus de 1,6 million d’étrangers détenteurs de ce statut proviennent de ces territoires, dont plus de 116 000 Afghans.
Lakanwal avait demandé l’asile sous Biden, mais son approbation s’est effectuée sous Trump. Des anciens militaires américains affirment que ses antécédents avaient été vérifiés plusieurs fois. Depuis la prise du pouvoir par les talibans, plus de 190 000 Afghans ont été admis aux États-Unis, beaucoup ayant collaboré avec les forces américaines.



