ÉconomieFrance

Les supermarché et leurs fournisseurs adoptent une charte novatrice pour améliorer les relations commerciales des petites et moyennes entreprises

Rob Laurens

À l’approche de leurs négociations commerciales annuelles, la grande distribution et les fournisseurs agro-industriels ont annoncé la signature d’une charte inédite. Ce document doit incarner une volonté d’apaisement après des années de tensions marquées par l’inflation et des conflits tarifaires intenses.

Cette charte, bien que non contraignante, se concentre sur plusieurs objectifs essentiels. Elle cherche à mieux adapter les règles aux réalités des petites et moyennes entreprises, à établir des principes de bonne conduite lors des discussions, à valoriser les produits frais et à soutenir les engagements concernant l’origine des marchandises.

Les négociations débuteront lundi 1er décembre et s’étendront jusqu’au 1er mars. Durant cette période, les grandes surfaces fixeront avec les fournisseurs les tarifs et les modalités commerciales incluant les conditions de livraison et les calendriers promotionnels. Ces tractations façonnent directement les prix affichés en rayon, du moins pour les produits de grandes marques.

Il convient de noter que seuls les articles des fabricants renommés sont concernés par ces négociations. Les marques propres aux supermarchés, représentant plus d’un tiers des ventes, suivent des logiques différentes. Ces discussions constituent un point de friction constant entre distributeurs cherchant à proposer des prix attractifs et industriels justifiant leurs exigences par les coûts de production et d’investissement.

Le manque de transparence de ces négociations génère des tensions chroniques. Les critiques soulignent que ces marchandages réduisent les revenus agricoles, malgré les protections que la loi Egalim était censée offrir. La signature de cette nouvelle charte reflète une reconnaissance commune du besoin de transformer ces processus.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer