
Au Mali, deux journalistes de l’ORTM ont été capturés le 14 octobre dernier par le groupe jihadiste Jnim. Daouda Koné, directeur de la télévision d’État à Douentza, et Salif Sangaré, cameraman, circulaient entre Sévaré et Konna lorsqu’ils ont été enlevés. Le 1er décembre, le groupe jihadiste a diffusé une vidéo les montrant, provoquant choc et inquiétude dans les milieux journalistiques locaux.
La vidéo révèle les deux hommes en tenue traditionnelle, face à un tissu masquant leur environnement, l’apparence fatiguée mais apparemment en bonne santé. S’exprimant sous contrainte, ils affirment être bien traités et lancent un appel pour leur libération. Les collègues de l’ORTM joints par les médias expriment leur peine face à ces images troublantes et leur inquiétude pour l’avenir de leurs confrères.
Remarquablement, aucune déclaration officielle n’a émané des autorités maliennes de transition, de l’ORTM, ni des organisations professionnelles de journalistes depuis l’enlèvement. Cette discrétion s’expliquerait par des considérations tactiques. Cependant, selon des informations locales, des contacts auraient été établis entre le Jnim et des notables de la région de Mopti pour négocier la libération des deux hommes.
La publication de cette vidéo suscite des interrogations sur les négociations en cours. Les sources locales se montrent surprises et préoccupées par ce geste du groupe jihadiste. Les journalistes de l’ORTM expriment l’espoir que leurs collègues seront retrouvés sains et saufs dans les meilleurs délais.
Parallèlement, les autorités maliennes ont reconnu l’implication des chauffeurs et opérateurs pétroliers dans les opérations d’approvisionnement en carburant. Seize dirigeants d’entreprises pétrolières, 31 chauffeurs blessés et 27 décédés ont reçu des distinctions honorifiques pour leurs efforts et sacrifices face aux attaques jihadistes contre les convois d’essence.



