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Washington : un Afghan de 29 ans nie les accusations d’attaque contre deux militaires

Romain Mazzotti

Un homme de 29 ans, ressortissant afghan, a comparu mardi 2 décembre depuis son lit d’hôpital pour contester les accusations portées contre lui. Il a plaidé non coupable des chefs d’assassinat et d’agression armée. L’audience s’est déroulée par vidéoconférence avec l’aide d’un interprète en pachtoune. Le magistrat a ordonné son maintien en détention sans possibilité de libération sous caution.

Rahmanullah Lakanwal a été arrêté sur les lieux de l’attaque le 26 novembre à Washington. Deux militaires de la Garde nationale ont été visés : l’une d’elles, Sarah Beckstrom, 20 ans, a succombé à ses blessures. Andrew Wolfe, 24 ans, est en phase de rétablissement. L’auteur présumé a crié « Allah akbar » avant d’ouvrir le feu, selon les témoignages recueillis dans les documents judiciaires.

Cet ancien militaire afghan a quitté l’État de Washington pour se rendre dans la capitale fédérale. Il était arrivé aux États-Unis en 2021 après avoir servi aux côtés de l’armée américaine en Afghanistan. Les autorités envisagent qu’il se soit radicalisé depuis son arrivée sur le territoire américain. Le mobile exact de l’attaque reste à clarifier, bien que les enquêtes se poursuivent.

L’incident déclenche une vive controverse politique entre républicains et démocrates. Lakanwal a bénéficié d’une opération d’évacuation massive destinée aux Afghans ayant collaboré avec les États-Unis contre les Taliban. Sa demande d’asile, déposée sous Joe Biden, a reçu l’approbation en avril 2025 sous l’administration Donald Trump. Plus de 190 000 Afghans sont arrivés aux États-Unis après la prise de pouvoir des Taliban.

Suite à cet attentat, Donald Trump a ordonné le gel de toutes les décisions d’asile en cours. Son administration réexamine également les « cartes vertes » accordées aux ressortissants de 19 pays, dont l’Afghanistan, l’Iran, la Somalie, Haïti et le Venezuela. Le gouvernement envisage d’étendre cette liste en bloquant l’entrée aux États-Unis pour davantage de nationalités. Deux autres Afghans arrivals en 2021 ont également été impliqués dans des affaires de terrorisme présumé.

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