France

Comment les mineurs contournent l’interdiction du protoxyde d’azote sur les réseaux sociaux en France ?

Rob Laurens

Un tragique accident s’est produit à Alès en décembre, coûtant la vie à trois adolescents dont les âges variaient entre 14 et 19 ans. Des bonbonnes de protoxyde d’azote ont été découvertes dans leur véhicule. Ce gaz dangereux affecte particulièrement les jeunes de 12 à 25 ans, malgré son interdiction de vente aux mineurs.

Les réseaux sociaux constituent le principal canal d’approvisionnement pour les adolescents cherchant à se procurer ce produit illégalement. Sur des plateformes comme Snapchat, des vendeurs utilisent des codes et des messages discrets pour contacter leurs clients potentiels. Les transactions s’effectuent rapidement via des messages privés, sans vérification d’âge réelle.

Les supermarchés tentent d’appliquer la réglementation en limitant les ventes à un pack par client et en refusant aux mineurs. Des panneaux d’affichage rappellent cette restriction légale. Les cartouches coûtent environ 3,50 euros en magasin. Cependant, cette barrière légale reste facile à contourner pour les jeunes clients déterminés.

Sur les réseaux sociaux, les vendeurs utilisent un langage codé pour dissimuler leurs transactions : mots-clés simples, numéros de départements, ou expressions accrocheuses. Une fois le contact établi, les négociations se poursuivent par SMS, loin des regards des autorités. Des bonbonnes de 600 grammes se vendent 25 euros, bien plus cher qu’en magasin.

La livraison s’organise rapidement, souvent en quelques minutes. Les vendeurs disposent d’un réseau couvrant plusieurs zones urbaines : Paris, Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et au-delà. Si un vendeur ne dessert pas une zone, il dirige immédiatement le client vers un collègue capable d’assurer la livraison. Ce système parallèle fonctionne sans obstacles significatifs.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer