
Le président français Emmanuel Macron conclut vendredi son séjour en Chine dans une atmosphère plus sereine avec Xi Jinping. Après des discussions intenses sur l’Ukraine et les échanges commerciaux jeudi, les deux dirigeants passent à des échanges plus détendus incluant des activités culturelles et symboliques.
La visite débute par une cérémonie officielle imposante au Palais du peuple de Pékin, mettant en avant la puissance militaire chinoise. Douze accords ont été signés couvrant la recherche, les universités, l’énergie nucléaire et les investissements croisés. La France espère notamment obtenir des transferts technologiques verts de la part de Pékin. Les trente chefs d’entreprises français participent à des réunions confidentielles du conseil sino-français.
Xi Jinping effectue un geste remarquable en accompagnant Macron à Chengdu, ville située à trois heures de vol de la capitale. Ce déplacement reste exceptionnel pour le leader chinois, rarement observé en dehors de Pékin avec des délégations étrangères. Les deux présidents échangent sur le site millénaire du barrage de Dujiangyan, ancien système d’irrigation toujours fonctionnel, avant un déjeuner privé.
Le volet diplomatique culturel se poursuit par des rencontres symboliques. Brigitte Macron visite le centre de conservation des pandas géants de Chengdu, notamment Yuan Meng, le premier panda né en France en 2017. La Chine s’engage à envoyer de nouveaux pandas au zoo français de Beauval. Emmanuel Macron rencontre les champions français de tennis de table Alexis et Félix Lebrun.
Jeudi, les négociations demeurent tendues. Macron presse Xi Jinping d’utiliser son influence pour arrêter la guerre en Ukraine et de corriger les déséquilibres commerciaux. La Chine refuse toute condamnation de l’invasion russe, son partenaire stratégique. Seule concession notable : une lettre d’intention prévoyant des investissements réciproques accrus en faveur d’un environnement commercial plus équitable.



