
Le premier ministre belge Bart De Wever maintient fermement son opposition au déblocage des actifs russes immobilisés à Bruxelles. Ces fonds, d’un montant de 165 milliards d’euros conservés auprès d’Euroclear, sont au cœur des négociations européennes. De Wever estime que les conditions nécessaires ne sont pas encore satisfaites pour procéder à cette opération.
Avant de rencontrer le chancelier allemand Friedrich Merz et la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen, De Wever a réaffirmé sa position. Il rejette le plan de soutien financier à l’Ukraine envisagé par l’exécutif européen. Dans sa communication aux députés belges, il a clairement déclaré que les exigences formulées ne sont pas déraisonnables et que tout pays dans sa situation agirait identiquement.
Dans une correspondance adressée à von der Leyen le 28 novembre, De Wever qualifie le projet européen de fondamentalement erroné. Il redoute particulièrement les implications juridiques, financières et sécuritaires d’une telle mesure. La Belgique craint notamment d’être confrontée à des demandes de remboursement massives de la part de la Russie.
De Wever exprime des inquiétudes concernant la mutualisation insuffisante des risques entre les États membres. Sans garanties adéquates de la part de l’Union européenne, la Belgique pourrait se retrouver seule responsable de dédommager Moscou. Cette perspective l’inquiète davantage si le conflit ukrainien venait à se résoudre.
Le gouvernement belge refuse d’accepter ce qu’il considère comme un risque financier excessif et unilatéral. La position de De Wever reflète les préoccupations d’un petit État face aux implications d’une décision qui pourrait le fragiliser économiquement et juridiquement à long terme.



