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Les tensions à la frontière afghano-pakistanaise relancent les craintes concernant la fragilité de la trêve d’octobre

Esteban Ortega

Des affrontements armés ont éclaté vendredi à la frontière entre l’Afghanistan et le Pakistan, menaçant directement la trêve d’octobre. Les deux pays se rejettent mutuellement la responsabilité de ces échanges de tirs dans la région de Kandahar. Le porte-parole du gouvernement taliban a affirmé que le Pakistan a lancé l’attaque, tandis qu’Islamabad prétend être intervenu face à des tirs non provoqués des talibans.

Selon des habitants contactés par l’agence de presse, les combats ont duré environ deux heures à partir de 22h30 le soir. Le responsable de l’information de Kandahar a déclaré que l’artillerie pakistanaise a endommagé des habitations civiles, notamment par des tirs de mortier. Les deux parties ont finalement convenu de cesser les hostilités, bien qu’aucun bilan de victimes n’ait été immédiatement confirmé.

Les tensions frontalières persisteraient depuis plusieurs mois, alimentées par des préoccupations sécuritaires substantielles. En octobre précédent, un conflit armé majeur avait causé environ soixante-dix décès, provoquant une détérioration considérable des relations bilatérales entre Kaboul et Islamabad.

Une trêve officielle avait été établie le 19 octobre grâce à une médiation menée par le Qatar et la Turquie. Cependant, cette trêve reste fragile et ne supprime pas les incidents frontaliers. Les négociations ultérieures engagées en Turquie pour un cessez-le-feu permanent se sont effondrées début novembre, sans parvenir à résultats durables.

Les violations sporadiques ont continué à survenir depuis la signature de l’accord. Le 25 novembre précédent, Kaboul avait accusé le Pakistan de frapper des zones frontalières, tuant environ dix personnes dont plusieurs enfants. Islamabad avait contesté cette version des faits, illustrant la persistance du désaccord sur les responsabilités mutuelles.

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