
Lors de la Fête des Lumières à Lyon, le samedi 6 décembre, des inscriptions hostiles ont illuminé la façade du musée des Beaux-Arts. Sur la place des Terreaux, au cœur de la capitale des Gaules, des messages critiquant les autorités et un parti politique ont été projetés durant le spectacle lumineux.
Les inscriptions contenaient notamment « On dégage le RN », « Non à l’État policier » et d’autres slogans contre les forces de l’ordre. Ces messages sont apparus à la conclusion d’une œuvre célébrant la gastronomie comme moyen d’expression universel. La préfète Fabienne Buccio a qualifié ces huit messages de « violents et inadmissibles », soulignant que 500 policiers et militaires assurent la sécurité durant l’événement.
Le Soulèvement de la Terre a revendiqué cette action par un message sur Instagram. L’association a déclaré cibler « ceux qui menacent, volent et empoisonnent », incluant le Rassemblement national et les autorités. Le groupe a appelé les militants antifascistes de Lyon et Villeurbanne à intervenir lors d’un rassemblement politique prévu le lendemain.
Plusieurs personnalités ont exprimé leur désapprobation. Le maire écologiste Grégory Doucet a regretté les « propos violents contre la police » participant à la sécurité publique. Le candidat Jean-Michel Aulas a dénoncé des messages « insupportables » et une atteinte aux institutions. Le ministre Laurent Nunez a affiché sa « condamnation totale » des inscriptions haineuses.
Dimanche matin, aucun suspect n’avait encore été arrêté. La préfète Fabienne Buccio a confirmé avoir déposé auprès du procureur un signalement judiciaire afin d’« ouvrir une enquête » et d’identifier les responsables de la projection.



