
La France procède à la restitution d’un squelette exceptionnel de Tarbosaurus baatar, parent asiatique du T-Rex, à la Mongolie. Ce fossile rare datant de 70 millions d’années avait été saisi par les douanes françaises en 2015 lors d’une opération à Gannat.
Aux côtés du squelette complet, environ trente autres pièces paléontologiques seront remises aux autorités mongoles, notamment des œufs de dinosaures. Les fossiles, estimés à 700 000 euros lors de la saisie, valent plusieurs fois cette somme aujourd’hui. L’ensemble était arrivé en France via la Corée du Sud après avoir été extrait illégalement du désert de Gobi.
Le trafic de fossiles représente une menace majeure pour le patrimoine paléontologique mongol depuis un siècle. Les specimens deviennent des objets de collection très recherchés, alimentant des réseaux criminels organisés. Les musées et établissements scolaires attirent toujours autant de visiteurs fascinés par cette époque préhistorique lointaine.
Les enquêteurs français ont identifié trois commanditaires impliqués dans cette affaire, originaires de France, Belgique et Allemagne. Le trafic de fossiles s’étend à travers l’Europe, avec des transports clandestins entre pays. En 2021, un tricératops géant découvert aux États-Unis s’était vendu aux enchères à Paris pour 6,6 millions d’euros, illustrant l’ampleur du marché noir.
Cette restitution symbolise l’engagement français contre le pillage du patrimoine naturel international. Les autorités renforcent leur surveillance pour intercepter les cargaisons illégales traversant le territoire. La Mongolie récupère ainsi une part importante de son héritage préhistorique perdu.



