FranceSanté

La bronchiolite provoque un débordement des services hospitaliers en Île-de-France avec quatorze nourrissons orientés ailleurs

Annabelle Chesnu

L’infection respiratoire virale affecte actuellement l’ensemble du territoire métropolitain, à l’exception de la Corse. Depuis plusieurs semaines, une progression géographique de la maladie s’observe du nord vers le sud du pays, transformant des zones en phase préalerte en zones critiques.

Les structures pédiatriques franciliennes connaissent une saturation sans précédent. À l’hôpital Robert-Debré à Paris, la totalité des trente-six lits disponibles sont occupés. Quatorze nourrissons en unité de réanimation ont nécessité un transfert vers des établissements situés dans d’autres départements pour recevoir des soins.

Entre le 24 et le 30 novembre, les passages aux urgences ont explosé, avec plus d’un tiers des enfants de moins d’un an hospitalisés suite à une consultation d’urgence. Les services pédiatriques sont complètement débordés par l’afflux de patients atteints de cette affection pulmonaire infantile, révélant les lacunes anticipatoires du système.

Un traitement préventif reconnu efficace existe depuis septembre. Tous les nouveau-nés en maternité reçoivent dorénavant ce médicament appelé Beyfortus. Cependant, pour les enfants nés antérieurement, la vaccination demeure optionnelle et dépend de l’initiative parentale. Seuls 55% des bébés nés entre février et septembre sont protégés.

Cette protection injectable réduit de quatre-vingts pour cent le risque d’hospitalisation en réanimation. Les médecins recommandent aux familles de contacter les services d’urgence avant de se présenter directement aux urgences, afin d’évaluer la gravité des symptômes respiratoires et orienter correctement vers les structures appropriées.

Articles similaires

Bouton retour en haut de la page
Fermer