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Les plus anciennes traces de dinosaures du monde se trouvent désormais en Bolivie, révélant un site archéologique sans précédent

Esteban Ortega

En Bolivie, des paléontologues californiens ont fait une découverte exceptionnelle après six années d’exploration systématique. Ils ont étudié neuf sites distincts avant de réaliser qu’ils formaient en réalité un ensemble unifié, constituant le plus grand gisement préhistorique jamais identifié. Cette réalisation a transformé leur compréhension de l’ampleur du site.

Le directeur du parc Toro Toro exprime son enthousiasme face aux chiffres impressionnants. Plus de 1 700 fossiles et 17 000 empreintes ont déjà été extraits du sol bolivien. Les scientifiques estiment que des milliers d’autres vestiges attendent encore d’être découverts dans l’espace du parc national, ce qui promet des années de recherche fructueuse.

Les traces préservées révèlent une extraordinaire diversité de créatures anciennes. Ces empreintes dateraient d’environ 60 millions d’années, période où des troupeaux entiers de dinosaures parcouraient la région. Les fossiles témoignent de la présence de spécimens de tailles variées, des petits exemplaires de trente centimètres jusqu’à d’imposants prédateurs, dont les redoutables Tyrannosaurus rex.

La puissance colossale de ces animaux préhistoriques s’observe clairement dans les vestiges qu’ils ont laissés. Leurs pattes massives s’enfonçaient si profondément dans le sol qu’elles gravaient des empreintes durables jusque dans la roche elle-même. Ces marques constituent une fenêtre précieuse sur l’écosystème d’une époque révolue.

Le site avait été aperçu dès les années 1960, mais son importance scientifique n’était pas reconnue. Les populations locales, ignorant leur valeur archéologique, ont longtemps détruit les ossements découverts. Les agriculteurs écrasaient les os ou labouraient les zones fossilifères, causant des dommages irréversibles au patrimoine paléontologique.

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