
Un tremblement de terre d’une magnitude de 7,5 a secoué le nord du Japon le 8 décembre en fin de soirée, affectant particulièrement la région d’Aomori. Le bilan initial de 30 blessés a été révisé à la hausse à 51 personnes selon les chiffres diffusés par les autorités quelques jours après le sinistre. Des infrastructures ont subi des dommages importants, notamment des routes fissurées et des vitres brisées.
Les vagues de tsunami générées par ce séisme ont atteint 70 centimètres de hauteur, ce qui reste une conséquence notable bien que modérée. Les autorités ont répertorié les dégâts matériels et les perturbations causés par cette secousse tellurique dans plusieurs zones urbaines et rurales de la région septentrionale.
Face à cette situation, l’Agence météorologique japonaise a émis un avertissement inhabituel concernant une possible nouvelle secousse d’égale ou supérieure magnitude dans les sept jours suivants. Cette alerte couvre deux zones géographiques : la zone de Sanriku, qui constitue l’extrémité nord-est de la grande île de Honshu, ainsi que l’île de Hokkaido au nord.
Les experts gouvernementaux ont augmenté en janvier les estimations de risque sismique majeur dans cette région. La probabilité d’un séisme de grande ampleur dans les 30 prochaines années a été estimée entre 75 et 82 pour cent. Cette probabilité élevée traduit une menace persistante et documentée pour ces territoires.
Les projections des autorités japonaises envisagent des scénarios catastrophes. Un éventuel « méga-séisme » pourrait provoquer jusqu’à 298 000 décès et générer des pertes économiques estimées à 2 000 milliards de dollars, selon les calculs gouvernementaux présentés en mars.



