France

Les collèges français continuent de perdre neuf pour cent de leurs heures de cours, notamment faute de remplaçants pour les enseignants absents

Romain Mazzotti

La Cour des comptes révèle que 9 % des heures de cours ont disparu dans les collèges publics français durant l’année 2023-24. Ces absences non remplacées constituent la principale cause de cette perte d’enseignement. L’institution souligne l’urgence de mettre en place des mesures correctives pour remédier à cette situation préoccupante.

En chiffres absolus, 10,3 millions d’heures d’enseignement n’ont pas été assurées l’année passée. Bien que cette proportion diminue légèrement par rapport aux deux années précédentes, elle demeure supérieure aux niveaux observés avant 2020. Cette tendance inquiète les autorités de contrôle qui appellent à des interventions décisives.

Les absences comptabilisées incluent celles dues à des motifs personnels comme la maladie, ainsi que celles liées au système éducatif tel que les formations ou les sorties scolaires. S’y ajoutent également les fermetures d’établissements occasionnées par des examens ou d’autres événements institutionnels, représentant environ 1 % du total.

Cette problématique n’affecte pas uniformément tous les établissements. Les zones d’éducation prioritaire enregistrent 11 % d’heures perdues contre 8 % ailleurs. Certaines disciplines manquent particulièrement de personnel, notamment le français, les mathématiques et l’allemand. Les régions moins attractives connaissent également des difficultés accrues en matière de remplacement.

La Cour des comptes préconise plusieurs actions : renforcer les politiques de prévention sanitaire, réduire les absences institutionnelles, développer l’enseignement de deux disciplines au collège dès 2026, et améliorer l’attractivité des zones déficitaires. Ces recommandations visent à combler progressivement le fossé créé par les absences non remplacées.

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