France

La place de l’Étoile à Paris a été recouverte de peinture par les militants de Greenpeace

Annabelle Chesnu

Vendredi, des activistes de Greenpeace ont aspergé de peinture rouge la place de l’Étoile à Paris. Cette action visait à protester contre les résultats jugés insuffisants de l’accord climatique international signé exactement dix ans auparavant. Les militants dénonçaient l’inaction climatique persistante.

Vers onze heures du matin, les protestataires ont repeint les pavés du célèbre rond-point avec un colorant aux pigments naturels, transporté par véhicules. D’autres organisations environnementales les accompagnaient dans cette manifestation sur la place emblématique dominant les Champs-Élysées. La peinture rouge symbolisait l’urgence climatique.

Des banderoles ont été déployées autour du site, affichant des messages critiques sur la décennie écoulée. L’une d’elles proclamait notamment que dix années avaient été marquées par du sabotage climatique. Les manifestants se sont dispersés à l’arrivée des forces de l’ordre, tandis que la circulation automobile continuait normalement.

L’accord de Paris, adopté en décembre 2015 par la quasi-totalité des nations mondiales, fixait des objectifs ambitieux de limitation du réchauffement climatique. L’objectif initial était de contenir la hausse à 1,5°C maximum. Cependant, de nombreux experts reconnaissent désormais que cet objectif ne sera pas atteint rapidement.

La dernière conférence climatique mondiale, tenue au Brésil en novembre, s’est conclue par des engagements limités. Aucune mention spécifique des énergies fossiles n’a été incluse dans les conclusions finales. Un militant polynésien participant à l’action a justifié le recours à des méthodes spectaculaires : attirer l’attention médiatique reste essentiel pour mobiliser gouvernements et populations sur ces enjeux.

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