
La Thaïlande et le Cambodge ont convenus vendredi 12 décembre de cesser immédiatement les affrontements frontaliers. Donald Trump a annoncé avoir négocié cet accord après des appels téléphoniques avec les deux premiers ministres. Les violences de cette semaine ont provoqué au minimum 20 décès et forcé des centaines de milliers de civils à quitter leurs régions respectives.
Le président américain a déclaré sur son réseau Truth Social avoir eu des discussions fructueuses avec le Premier ministre thaïlandais Anutin Charnvirakul et son homologue cambodgien Hun Manet. Il affirme que les deux dirigeants ont accepté d’arrêter le feu dès la soirée et de revenir aux termes d’un accord de paix antérieur. Trump a également mentionné l’implication du Premier ministre malaisien Anwar Ibrahim dans ces négociations.
Anutin Charnvirakul avait peu avant exigé que le Cambodge respecte formellement un cessez-le-feu complet. Il a précisé à la presse que Trump lui avait sollicité un armistice, mais qu’il était préférable que ce soit communiqué directement au Cambodge. Le Premier ministre thaïlandais venait de dissoudre le Parlement au moment de ces tensions.
Les deux nations font face à un différend territorial ancien le long de leur frontière, une démarcation datant de la colonisation française. Elles avaient signé un accord de cessez-le-feu le 26 octobre avec Trump. Cependant, la Thaïlande a interrompu cet accord quelques semaines après l’explosion d’une mine terrestre qui a blessé plusieurs militaires. Trump a qualifié cet incident d’accident.
Le conflit actuel constitue le sixième jour consécutif de violences, dépassant un précédent épisode de juillet qui avait fait 43 morts et entraîné l’évacuation d’environ 300 000 personnes. Trump conclut que les deux pays aspirent à la paix et aux échanges commerciaux avec les États-Unis.



