
En Roumanie, une vague de protestation monte contre la corruption judiciaire. Le mouvement s’est amplifié après la diffusion d’une enquête du média Recorder révélant les pressions exercées par la hiérarchie sur les magistrats. Plusieurs milliers de citoyens se sont rassemblés à Bucarest le 12 décembre pour réclamer des changements majeurs au sein des institutions.
Les manifestants exigent la démission de hauts responsables incluant le ministre de la Justice et la présidente de la Cour suprême. Les pancartes brandies arborent des messages appelant à la justice et dénonçant les dysfonctionnements. Les slogans scandés reflètent une détermination populaire à confronter les autorités sur leurs responsabilités.
Vlad Voinea, informaticien de 40 ans, exprime le sentiment général en affirmant que la société civile refuse un système intrinsèquement pourri. Mihnea Mihai, 31 ans, souligne l’importance de soutenir les magistrats courageux qui ont témoigné publiquement. Ces voix illustrent la mobilisation civile pour transformer le système judiciaire de l’intérieur.
L’enquête documentaire a connu un succès massif avec plus de 3,5 millions de visionnages sur YouTube. Cette propagation virale montre l’engagement du public face aux révélations. Des manifestations parallèles se sont organisées dans d’autres villes, traduisant un mouvement national coordonné et spontané pour exiger des réformes.
Plusieurs centaines de juges et procureurs ont signé une lettre ouverte reconnaissant les dysfonctionnements systémiques. Le président du pays a convoqué les magistrats pour des discussions, reconnaissant la gravité de la situation. La Roumanie demeure classée parmi les nations les plus corrompues de l’Union européenne selon les indices internationaux de perception.



